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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Emphytéose à 2 % ou à 0,5 %, mais plus à 0,2 %

L’avant-projet de loi-programme augmente le tarif des droits d’emphytéose ou de superficie à 2 % avec effet au 1er juillet 2013.

Actuellement (art. 83 C. enreg.), pour l’application des droits d’enregistrement, les contrats constitutifs de droits d’emphytéose ou de superficie (et leurs cessions) sont assimilés aux baux.

Et les baux sont soumis  au droit proportionnel de 0,20 %, sauf pour l’application de l’article 161, 12°, C.enreg., c’est-à-dire l’enregistrement gratuit des baux portant sur un logement.

L’avant-projet ajoute une exception à la règle d’assimilation en prévoyant que les contrats précités en matière de droits d’emphytéose ou de superficie sont désormais soumis à un tarif (propre) de 2 %.

Ce tarif est réduit à 0,5 % lorsque le droit de superficie ou d’emphytéose est acquis par (1) une ASBL, (2) une AISBL ou (3) une personne morale analogue créée conformément et assujettie à la législation d’un autre État membre de l’EEE et qui a en outre son siège statutaire, son administration centrale ou son principal établissement sur le territoire de l’EEE.

Cette modification entre en vigueur le 1er juillet 2013 en ce compris les actes authentiques présentés à l’enregistrement à partir de cette date « dans le cas où ils constatent une convention qui a fait l’objet d’un acte sous seing privé antérieur à cette date. »

On relève que l’exception des ASBL et AISBL n’évoque pas expressément les fondations.  À mon sens les fondations sont bien concernées car elles sont visées par la même loi (elles se situent au titre II entre les ASBL et les AISBL).

C’est important car dans le développement de la CLT à base d’emphytéose, il peut se concevoir que la fondation acquière des emphytéoses pour les céder même si, en principe, elle est plutôt destinée à acquérir des fonds et à constituer des droits d’emphytéose.

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Production de biens immatériels et production de services matériels

Il n’est pas toujours commode de définir correctement, sur le plan urbanistique, les activités auxquelles un immeuble est destiné. Un avis du Collège d’urbanisme (n° 16/2842 du 30 juin 2016) fait ainsi la différence entre l’activité de production de biens immatériels et l’activité de production de services matériels. Il s’agissait d’un data center (hébergement, traitement […]

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Il n’est pas toujours commode de définir correctement, sur le plan urbanistique, les activités auxquelles un immeuble est destiné.

Un avis du Collège d’urbanisme (n° 16/2842 du 30 juin 2016) fait ainsi la différence entre l’activité de production de biens immatériels et l’activité de production de services matériels.

Il s’agissait d’un data center (hébergement, traitement de données, stockage).

L’avis s’exprime comme suit :

« Considérant, en effet, que le glossaire du PRAS définit les activités de production de biens immatériels comme des « activités de conception et/ou de production de biens immatériels fondées sur un processus intellectuel ou de communication ou liées à la société de la connaissance (production de biens audiovisuels, de logiciels, studios d’enregistrement, formation professionnelle spécialisée, services pré-presse, call centers, …) ou encore relevant des technologies de l’environnement. » ;

Que les activités de production de services matériels sont, quant à elles, définies par le glossaire du PRAS comme des « activités de prestation de services ou liées à la prestation de services s’accompagnant du traitement d’un bien indépendamment de son processus de fabrication (ex. : transport de documents, entreposage de biens, services de nettoyage, de dépannage et d’entretien…) » ;

Considérant qu’il n’est pas contestable, ni contesté, que l’activité de la requérante consiste à fournir à ses clients un stockage sécurisé de leurs données ou d’héberger leur site WEB ; que cela apparait, au demeurant, des plans du permis ;

Qu’il s’agit d’une production de services et non de biens ; que la requérante ne produit en effet aucun bien, ceux-ci étant produits par ses clients (données et site web) auxquels la requérante fournit un service de stockage, soit de l’entreposage expressément repris dans le glossaire du PRAS comme une activité de production de services ; »

La différence est importante : en effet, pour une activité de production de services, aucune charge d’urbanisme ne peut être imposée selon l’article 5 de l’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 26 septembre 2013 précité.

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