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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Bail de parking à temps fractionné

Entre :

Monsieur et Madame [·], agissant solidairement, domiciliés ensemble à [·], ci-après dénommés « le bailleur »,

Et :

Monsieur [·] domicilié à [·], ci-après dénommé « le preneur »,

Il est convenu de ce que :

1. Lieux loués

Le bailleur donne à bail dans le segment horaire indiqué à l’article 3, au preneur qui accepte, un emplacement de parking n° [·], dans l’immeuble situé à [·], dans le parking accessible par la rue [·], en sous-sol n° [·]. Le plan du parking, l’indication des escaliers de secours et les emplacements de l’équipement de sécurité se trouvent devant l’entrée du sas d’accès aux ascenseurs.

2. Destination

Les lieux loués sont à usage de parking pour voiture personnelle à essence, à usage privé et roulante, accessoirement à une activité professionnelle dans le quartier, à l’exclusion de toute autre affectation.  Ainsi, le preneur ne pourra pas utiliser les lieux comme dépôt ou garde-meuble, ni y organiser des brocantes, ni procéder à des travaux de mécanique. Le preneur ne pourra pas entreposer des bonbonnes ni des produits dangereux ou inflammables.

Tout changement de configuration ou de destination requis par la copropriété ou par les normes réglementaires sera subi par le preneur sans indemnité, ou réalisé à ses frais, s’il ne préfère résilier le bail sans préavis ni indemnité.

3. Durée du bail et périodes de jouissance

Les lieux seront loués à partir du [·] pour une durée indéterminée, mais à temps fractionné. Ainsi, la jouissance du parking n’est conférée que pour une période ininterrompue de 10 heures successives par jour, de 8 heures 30 à 18 heures 30, à l’exclusion des samedis et dimanches et des congé et vacances officiels applicables à la commission paritaire dont relève la profession du preneur. En dehors de ce segment horaire, le parking devra être libre et accessible au bailleur.

Chaque partie pourra mettre fin au bail, à tout moment, par un courriel confirmé par une lettre recommandée à la poste, à la condition d’assortir le congé d’un préavis de deux mois.

4. Loyer

Le loyer est fixé à [·] € par mois. Il est payable par anticipation, le 1er de chaque mois par le crédit du compte [·] logé à la banque [·], au moyen d’une domiciliation bancaire. En cas de retard de paiement du loyer, un intérêt de 6 % l’an sera dû de plein droit et sans mise en demeure préalable.

Le loyer sera indexé chaque année à la date anniversaire du bail selon l’indice des prix à la consommation (base 2004 = 100) selon la formule : loyer de base x indice nouveau / indice du mois précédant celui de la conclusion du bail, à la condition que cette indexation majore le loyer mensuel d’au moins 15 €, en tenant compte des indexations inefficaces. L’indexation sera automatique et ne se prescrira pas tant que le bail ne sera pas résilié. Le loyer ne pourra faire l’objet de compensation par le preneur.

5. Charges

Les charges afférentes au lot dont le parking est l’accessoire restent à la charge du bailleur, de même de la proportion du précompte immobilier. Le preneur veillera à éteindre la lumière lorsqu’il quitte le garage et à ne pas laisser les portes inutilement ouvertes.

Le garage n’est pas chauffé. Il est équipé en eau et électricité. Le preneur s’engage à ne pas laver son véhicule plus de trois fois par an dans les lieux.

6. État des lieux

En raison de l’objet du bail, les parties décident de ne pas procéder à un état des lieux. Il est expressément reconnu que l’emplacement de parking est en bon état, propre et sans humidité ni tâche d’huile, sans encombrement ni détritus. Il sera restitué dans cet état.

7. Garantie et jouissance

Le bailleur remet le code d’accès (actuellement [·]) et une clé de sécurité / un badge d’accès du garage et à la sortie de l’immeuble. Le bailleur ne donne aucune garantie quant à l’accessibilité du parking ou du garage, de la sortie commune ou de l’ascenseur, en raison du fait de tiers. Le bailleur n’assume aucune obligation de dépôt ni de garde.

Le bailleur ne sera pas responsable en cas d’accident dans le parking. Il ne sera pas responsable en cas de vol ni en cas de perte par le feu ou par le fait d’un autre usager du garage. Il appartient au preneur de souscrire une police d’assurance contre les risques dont il veut se prémunir.

Le garage et le chemin d’accès à la voirie publique sont des communs relevant de la gestion du syndic, Monsieur [·]. Le bailleur n’assume aucune responsabilité du fait de la gestion des communs, le preneur n’ayant de recours que contre le syndic.

8. Cession ou sous-location

Le preneur n’est pas autorisé à sous-louer ou céder les droits dérivant de la présente convention sauf à un copropriétaire de l’immeuble où est situé le parking.

9. Travaux dans le garage

Aucune indemnité n’est due par le bailleur en cas de changement ou d’interdiction d’affectation du garage imposée par la copropriété ou l’autorité compétente en matière d’urbanisme ou d’environnement.

Si la copropriété décide de procéder à des travaux, le preneur devra les souffrir sans indemnité. Si l’indisponibilité du parking dépasse deux mois, le preneur pourra résilier le bail sans préavis ni indemnité.

10. Résolution du bail

En cas de rupture fautive du bail, le preneur devra indemniser le bailleur du chômage locatif jusqu’à la relocation équivalente. Ce préjudice est évalué forfaitairement, sauf s’il est supérieur, à deux mois du loyer dû au moment de la fin du bail.

11. Garantie locative

Le preneur constituera une garantie locative correspondant à deux mois de loyer, soit [·] €, par l’émission d’une garantie bancaire ou par le versement de somme, préalablement à son entrée dans les lieux. La garantie sera indexée chaque année au même titre que le loyer, pour autant que l’indexation majore la garantie d’au moins 30 €.

La garantie ne pourra servir au paiement des loyers et sera restituée après l’apurement de ceux-ci et des éventuels dégâts causés au garage par le preneur dont la réparation est réclamée par la copropriété.

12. Frais et enregistrement

Le bailleur soumettra le présent bail à l’enregistrement. Le preneur contribuera à la moitié  des frais en résultant.

13. Notification

Les parties conviennent de ce qu’elles peuvent valablement communiquer et faire preuve de leurs échanges, par courriels aux adresses suivantes [·].

14. Divers

a)     Le bailleur déclare que la location d’emplacement de parking à des tiers a été autorisée par décision de l’assemblée des copropriétaires du [·].

b)    Si le bailleur vend son lot dont le parking loué est l’accessoire, l’acquéreur pourra mettre fin au présent bail moyennant un prévis de quinze jours après l’acte ou de quatre mois à dater du compromis.

c)     Le bailleur n’est pas un professionnel de la location et ne possède qu’un parking. Ni la TVA ni les dispositions protectrices des consommateurs ne sont applicable à la présente convention.

d)    Le preneur adaptera sa vitesse dans le garage et dans la désserte d’accès à la voirie publique. Il est interdit de stationner dans le garage en dehors de l’emplacement loué,  ou devant l’entrée du garage ou de l’immeuble, ou d’y entreposer des biens.

e)     Le preneur déclare avoir pris connaissance du règlement de la copropriété et de son ROI, et s’engage respecter ces règlements, de même que les injonctions du syndic, à la bonne et entière décharge du bailleur.

Fait à [·], le [·] en quatre originaux, chaque partie reconnaissant par sa signature avoir retiré l’exemplaire lui revenant. Les autres exemplaires sont destinés à l’enregistrement et au syndic.

Le bailleur                                                                                Le preneur

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Condition suspensive

Une condition suspensive est généralement stipulée en faveur d’une partie. Cette partie peut alors renoncer à se prévaloir de la condition pour tenir la convention pour définitive « Mais attendu qu’ayant, par motifs propres et adoptés, souverainement retenu que la condition de contrôle de la situation d’urbanisme n’intéressait que l’acquéreur qui pouvait seul renoncer à se […]

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Une condition suspensive est généralement stipulée en faveur d’une partie. Cette partie peut alors renoncer à se prévaloir de la condition pour tenir la convention pour définitive

« Mais attendu qu’ayant, par motifs propres et adoptés, souverainement retenu que la condition de contrôle de la situation d’urbanisme n’intéressait que l’acquéreur qui pouvait seul renoncer à se prévaloir de l’absence de réalisation de cette condition suspensive, que celle relative à la purge de tous droits de préemption ou de préférence intéressait les deux parties, que sa réalisation dépendait de la bonne volonté du vendeur qui, en présentant la déclaration d’intention d’aliéner postérieurement à la date fixée du 15 janvier 2009, avait manifesté expressément sa volonté de ne pas se prévaloir de la caducité du fait du dépassement du terme et que les conditions suspensives avaient été réalisées, la cour d’appel, qui n’était pas tenue de procéder à des recherches qui ne lui étaient pas demandées, en a déduit, à bon droit, que le « compromis » de vente n’était pas caduc lors de la demande en réitération de la vente par acte authentique ; » (Cass., fr., 3ième chambre, 12 novembre 215, www.legifrance.com).

Si une partie peut renoncer à la condition suspensive stipulée dans son intérêt, la renonciation doit cependant intervenir dans le délai fixé pour sa réalisation :

« Attendu que pour rejeter la demande de caducité et constater le transfert de propriété au profit de la société Factory l’arrêt retient que la clause suspensive relative à l’obtention des permis n’a été prévue que dans l’intérêt de l’acquéreur puisque lui seul pouvait y renoncer, qu’aucun formalisme n’était envisagé pour cette renonciation, et que si l’acte devait être réitéré au plus tard le 31 décembre 2004, cette date n’était pas extinctive mais avait pour effet d’ouvrir une période pendant laquelle chacune des parties pouvait sommer l’autre de s’exécuter ; qu’il incombait aux consorts X…, avant de prendre d’autres engagements, de mettre en demeure la société Factory de prendre position et de lui préciser si elle renonçait ou non au bénéfice de la condition suspensive relative à l’obtention des permis, ce qu’ils n’ont pas fait ;

Qu’en statuant ainsi, alors que dès lors que la date du 31 décembre 2004 constituait le point de départ de l’exécution forcée du contrat, la renonciation de l’acquéreur au bénéfice des conditions suspensives devait intervenir avant cette date, la cour d’appel a violé le texte susvisé ; » (Cass., fr., 3ième chambre, 17 décembre 2008).

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