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Gilles Carnoy logo Carnet de route en Droit Immobilier

Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Agence Immobilière : Conditions Générales

Article 1 : généralités

La réception par le Client des lettres et documents au verso desquels figurent les présentes conditions, emporte acceptation du Client et renonciation à ses propres conditions générales. Aucune dérogation aux présentes conditions n’est recevable si elle n’est pas acceptée par un écrit de l’Agence.

Si une nouvelle mission suit la mission par laquelle nos relations commerciales ont débuté, cette nouvelle mission sera censée être convenue aux mêmes conditions. Il pourra alors être mis fin au contrat sans frais et à tout moment moyennant un préavis d’un mois.

Article 2 : preuve

En raison des contraintes pratiques de notre profession, et pour nous permettre de traiter nos missions avec rapidité et souplesse, il est convenu que les droits respectifs des parties pourront être établis par toutes voies de droit, et notamment par les documents de travail, liste de candidats approchés, fiches de visite, notes de réunion, télécopies et e-mail.

Article 3 : exclusivité

Lorsque notre mission est confiée avec exclusivité, la durée de celle-ci ne peut être supérieure à 6 mois et la commission est due à l’Agence si le candidat acquéreur ou locataire est présenté par un tiers ou par le Client directement.

Article 4 : rapport mensuel

l’Agence communique, tous les mois, au Client par écrit, courriel ou par un entretien, toutes les informations relatives à l’exécution de la mission.

Article 5 : commission

La commission comprend les taxes et le coût des services obligatoires supplémentaires. Elle correspond à 3 % du prix obtenu ou à un mois de loyer et elle est majorée de la TVA, sans qu’une réduction de prix consentie par le Client soit opposable à l’Agence. Si la vente ou la location contient des charges, celles-ci seront valorisées pour déterminer la commission.

Si le bien est vendu ou loué à une personne ou une société liée au candidat apporté par l’Agence, la commission sera pareillement due.

Article 6 : paiement

Nos factures sont payables comptant au compte indiqué. Toute somme impayée sous 15 jours par le Client ou par l’Agence, porte intérêt au taux légal en matière civile.

En cas de non paiement de la commission, une indemnité forfaitaire de 15 % de la commission sera également due avec un minimum de 125 €. De même, le Client peut réclamer une indemnité équivalente en cas de faute de l’Agence.

Article 7 : liste des candidats

Dans les 7 jours ouvrables après la fin de sa mission, l’Agence transmet au Client la liste des personnes à qui elle a donné une information précise et individuelle sur le bien. l’Agence a droit à sa commission pour les opérations conclues par le Client dans les six mois qui suivent la fin de la mission, avec une personne figurant dans cette liste.

Article 8 : offre

Toute offre recueillie par l’Agence sera exprimée dans un écrit ou d’une autre manière qui donne au Client une preuve certaine. Le Client accepte les offres émises par télécopie ou courriel.

Article 9 : droit applicable et compétence

Pour tout litige, le tribunal appliquera le droit belge et sera déterminé par l’article 624 du Code judiciaire. En cas de silence de la loi ou de la convention, les usages de la profession d’agent immobilier seront également applicables, et notamment quant à la détermination de notre commission.

Article 10 : durée

Lorsqu’une mission est donnée à durée indéterminée, le Client s’engage à ne pas révoquer cette mission sans respecter un délai de trois mois pour permettre à l’Agence d’amortir les frais de gestion de la mission, les publicités et encarts de presse déjà parus. Lorsque la mission est donnée à durée déterminée, le contrat sera automatiquement reconduit sauf résiliation par le Client un mois avant la fin de la mission.

Article 11 : aide de tiers

Lorsque l’Agence fait appel à un partenaire, même de sa propre initiative, chacun assume seul la responsabilité de ses tâches propres de manière divise et sans solidarité.

Article 12 : expertise

l’Agence n’assume pas de responsabilité dans la fixation du prix demandé par le Client si elle effectue une expertise préalable. Le prix demandé est une base de négociation et non un résultat imposé à l’Agence.

Article 13 : informations

Le Client garantit l’Agence en cas de plainte de tiers concernant des informations manquantes ou erronées communiquées par le Client et transmises par l’Agence sur les biens mis en vente ou en location. l’Agence n’est pas chargée de vérifier le statut urbanistique du bien objet de la mission.

Article 14 : données

l’Agence agira avec discrétion. Le Client autorise l’Agence à utiliser les données personnelles nécessaires pour exécuter sa mission. Le Client autorise l’Agence à reproduire l’image de son bien sur des supports papier, digitaux ou Internet.

Article 15 : renonciation

La mission de l’Agence est de rechercher un acquéreur ou un locataire. Si le Client renonce à vendre ou louer après que l’Agence ait trouvé amateur à des conditions raisonnable, la commission sera due. Si le Client renonce avant que l’Agence ait trouvé amateur, une indemnité de dédit sera due à raison de la moitié de la commission.

Article 16 : annonce

l’Agence est chargée de recueillir des offres d’achat ou de prise en location et non de formuler offre de vente ou de location. Toutefois, par application de l’article 1716 du Code civil, le Client accepte que la communication effectuée par l’Agence mentionne le loyer demandé et des charges communes.

Article 17 : mandat

Sauf disposition contraire dans le contrat, l’Agence n’est pas le mandataire du Client.

Mentions manuscrites obligatoires :

Contrat conclu le : …

Contrat conclu à l’adresse : …

Renonciation (au recto du contrat) :

Dans les sept jours ouvrables à dater du lendemain du jour de la signature du présent contrat, le Client à titre non professionnel a le droit de renoncer sans frais aux services de l’Agence à condition de prévenir l’Agence par lettre recommandée à la poste. Toute clause par laquelle le consommateur renoncerait à ce droit est nulle. Il suffit que la notification soit expédiée avant l’expiration du délai. Cette disposition ne s’applique pas en cas de réalisation de la mission de l’Agence dans les sept jours ouvrables, et avant que le Client n’exerce son droit de renonciation, à condition que le Client y accorde son consentement préalable et exprès.

Commentaires

  1. chapelet christian #

    existe – til une garan tie décennale lorsqu’un client souhaite se retourner contre l’age ce immobillière

    août 23, 2011
    • Le délai de la prescription de l’action contractuelle du client de l’agence contre l’agent immobilier est aussi de 10 ans, mais ce n’est pas une garantie décennale comme celle du maître de l’ouvrage ou de l’acheteur « Breyne » contre l’architecte ou l’entrepreneur en cas de vice structurel du bâti.

      août 24, 2011
  2. flora #

    que faire lorsque un agent refuse d’accepter un crédit accompte bloquer chez le notaire pour une offre(qui d’apres lui a de grandes chances d’etre accepter) et souhaite etre payer par cheque au nom de son agence
    De ce fait en suvant ma logique il refuse de soumettre l’offre au vendeur du bien ; que puis je engager comme procedure pour avoir une réponce du propriétaire? ma banque exige que l’accompte sois bloquer chez le notaire et l’agent s’y oppose

    merci

    février 3, 2012
    • Ce n’est pas l’agent immobilier qui décide des modalités d’exécution de la vente, mais les parties. En règle, l’agent n’est pas mandataire en sorte qu’il ne peut valablement donner quittance de l’acompte. De plus, s’il n’a pas souscrit l’assurance-décès, vous avez toutes les raisons de ne payer l’acompte (au moins 5 %) qu’entre les mains du notaire. Prenez contact directement avec le propriétaire (votre notaire vous renseignera si vous ne le connaissez pas) et si l’agent persiste, adressez-vous à l’IPI.

      février 3, 2012
  3. flora #

    merci d’avance pour votre réponce

    février 3, 2012
  4. véronique paquet #

    Bonjour
    Pouvez vous me dire si en ayant un contrat avec une agence immo, on peut également faire de la publicité concernant la vente de son bien, en sachant que l’on devra malgré tout lui payer la commission en cas de vente par ses propres moyens et ne refusant pas cette clause?
    Merci de votre réponse

    mars 19, 2012
    • Oui, pourquoi pas, mais tout dépend du contrat. Il est diffcile de répondre dans l’abstrait. Parlez-en à votre agence immobilière et négociez un accord équilibré (si vous apportez le client, une commission moindre est due).

      mars 19, 2012
  5. Saive #

    Que devient le contrat d’agence en cas de décès du propriétaire deux jours avant la signature d’un compromis de vente, un héritier refusant de vendre ? L’agent immobilier est-il en droit de réclamer à la succession, une indemnité de dédit correspondant à 50 % du montant de la commission attendue ?

    janvier 28, 2014
  6. verhaegen #

    Voiçi mon cas;

    Dimanche dernier, ma compagne et moi avons visité un appartement.
    Lundi, nous avons pris la décision de louer ce bien.
    L’agence nous a demandé un accompte afin de retirer le bien de la liste et de rassurer le propriétaire sur le fait que son appartement sera bien loué.
    Nous avons donc donné un mois de louer plus les charges (1240 euros) car nous pensions réelement le louer.
    Cependant jeudi, nous nous sommes rétracter pour des raisons professionnelles.
    Le propiétaire nous a rencontré et nous a dit qu’il y a des lois;
    Il garde l’accompte pour le préjudice qu’il a eu, et nous dit que nous devons aussi payer la moitié de la commission de l’agence (575 euros) et il ne nous demandera plus rien.

    Est ce juste ou pas?

    Merçi

    janvier 17, 2016
  7. Bonjour Monsieur, j’ai terminé mon contrat avec l’agence immobilière, mais puis-je vendre à un candidat qui avait fait une offre à l’agence, offre que j’avais refusée car trop basse par rapport au prix affiché, cependant, comme à présent je n’ai plus de commissions à payer j’aimerais bien vendre moi -même à ce candidat.
    Je vous remercie d’avance pour votre répons est vous envoie mes meilleures salutations,

    mai 15, 2017
    • Attention, souvent le contrat prévoit que si l’agent immobilier a remis la liste de ses contacts dans les sept jours de la cessation du contrat de courtage, et que la vente intervient dans les 6 mois à une personne listée, le droit à commission revient. On appelle cela le droit de suite.

      mai 17, 2017
  8. Je vous remercie Cher Monsieur. Dans le cas présent, après relecture du contrat, aucune clause n’est prévue invoquant une telle liste ou un droit de suite.

    mai 17, 2017
  9. Pincé Jocelyne #

    Maître,

    Pourriez-vous m’informer, en cas de location d’ un appartement (non meublé, lieu de résidence) par

    l’intermédiaire d’une agence immobilière, des obligations de celle-ci, à savoir état des lieux en fin de bail,

    versement de la caution donnée ?

    D’avance, je vous remercie.

    Jocelyne Pincé

    juin 17, 2017
    • Cela dépend du contrat. En principe, l’agence a mission de trouver un locataire, pas de gérer le bien (état des lieux).

      juin 21, 2017
  10. carton #

    Maître,
    L’article 3 précise que lorsque notre mission est confiée avec exclusivité, la durée de celle-ci ne peut être supérieure à 6 mois…
    Est-il juste d’interpréter cela par l’extinction de cette exclusivité dès lors que la mission exclusive dépasse la durée initiale de 6 mois et se poursuit tacitement ?
    Je vous remercie d’avance.
    L Carton

    décembre 7, 2018
    • J’ai défendu la thèse dans Jurim que l’exclusivité s’éteint après 6 mois mais que le mission non exclusive cette fois peut continuer, si le terme le permet, au delà, voir être reconduite. La question est de savoir si l’exclusivité est un élément essentiel du contrat auquel cas, ce n’est plus le même contrat et on ne peut le poursuivre après 6 mois sans novation. La jurisprudence ne s’est pas encore prononcée.

      janvier 1, 2019

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La réforme du droit de la copropriété en 21 points

1. Extension du champ d’application de la loi aux biens non (encore) bâtis comme les projets en devenir, parcs résidentiels, … 2.  S’agissant du PV de non application, nécessité d’un acte de base et donc, d’un rapport de quotités dans la détermination des lots. 3.  Quant à la structure des plus grands ensembles, a. S’agissant […]

Lire plus arrow_forward

1. Extension du champ d’application de la loi aux biens non (encore) bâtis comme les projets en devenir, parcs résidentiels, …

2.  S’agissant du PV de non application, nécessité d’un acte de base et donc, d’un rapport de quotités dans la détermination des lots.

3.  Quant à la structure des plus grands ensembles,

a. S’agissant des associations partielles avec personnalité, faculté de proposer des structurations asymétriques, c’est-à-dire dans les groupes d’immeubles ou les éléments comportant différents éléments physiquement distincts, de limiter la création d’une association partielle à un immeuble ou à une fraction d’immeuble ;

b. Suppression des associations partielles sans personnalité juridique mais consécration de l’idée suivant laquelle en présence de charges communes particulières, seuls les copropriétaires concernés votent, ce qui revient à donner une réelle autonomie aux copropriétaires concernés mais au départ de la notion de « charge commune particulière » ;

c. Chronologie logique dans l’acquisition de la personnalité juridique dans les copropriétés pyramidales (d’abord l’association principale, puis ensuite les associations partielles).

4.  Consécration de l’idée suivant laquelle un usage exclusif est présumé constitutif d’une servitude, ce qui implique qu’il doit être l’accessoire d’un fonds dominant.

5.  Rétrécissement du contenu du Règlement de copropriété au bénéfice du règlement d’ordre intérieur, au bénéfice d’un assouplissement du formalisme en cas de modification et ce, sans perte d’efficacité puisque les clauses de recouvrement doivent continuer à figurer dans le Règlement de copropriété.

6.  Dans les nouvelles promotions, définition d’un cadre (conditions de fond et de forme) permettant enfin de modifier valablement les statuts avant la réception provisoire des parties communes concernées (en cas d’association partielle).

7.  Coup d’arrêt aux services de gestion imposés via les statuts de copropriété (ex. résidences avec services hôteliers, résidences pour personnes âgées, …) aussi, cela devrait se faire sur une base volontaire et en dehors des statuts de copropriété (cela rejoint la jurisprudence connue).

8.  Validation des clauses de médiation par opposition aux clauses d’arbitrage.

9.  Meilleure définition des fonds de roulement et de réserve – création obligatoire, obligation de dissociation, solidarité en cas de démembrement sur un lot, ventilation claire des appels de fonds entre roulement et réserve – en principe, mise en place dans les cinq ans de la réception provisoire d’un fonds de réserve.

10. Précision quant à la prise en charge du passif de l’association des copropriétaires (proportionnalité liée aux quotes-parts, donc nouvelle importance du rapport de quotité ou de la mise à jour des quotités dans les anciennes copropriétés).

11. Petites améliorations techniques dans l’organisation des AG.

12. Modification de certains quorums à la faveur d’un assouplissement ou d’une clarification :

a. Majorité de 2/3 pour travaux dans les communs, la modification des statuts ou la conclusion des contrats ;

b. Majorité absolue pour travaux imposés par la loi et des travaux conservatoires et d’administration provisoire ;

c. Expropriation privée : faculté de suppression de droits réels privatifs sur les parties communes, contre indemnisation ;

d. Division soumise à la majorité des 4/5 ;

e. Majorité de 4/5 également pour la démolition dictée par la salubrité, la sécurité ou un coût excessif ;

f.  Assouplissement de la règle d’unanimité, à la seconde ag (plus de quorum de présence).

14.  Améliorations techniques visant à prévenir les abus chez les syndics :

a.  Rémunération de la mission de syndic – distinction entre celles au forfait et les complémentaires qui doivent faire l’objet d’une décision distincte ;

b.  Clarification du régime d’incompatibilité par rapport au Conseil de copropriété et à la fonction de commissaire ;

c.   Incitation au prévisionnel dans les travaux importants.

15.  Traduction pratique de l’importance de l’organe qu’est le Conseil de copropriété :

a.  Obligatoire, si plus de 20 lots et facultatif, dans les autres cas ;

b.  Précision quant à son organisation.

16.  Commissaire aux comptes, consécration de la notion de collège et précision quant à sa mission.

17.  Précisions nombreuses à propos du contentieux de la copropriété.

18.  Création de l’institution de l’administrateur provisoire comme substitut aux organes de la copropriété, si l’équilibre financier de la copropriété est gravement compromis ou si l’association des copropriétaires est dans l’impossibilité d’assurer la conservation de l’immeuble ou sa conformité aux obligations légales.

19.  Précisions nombreuses quant à l’information en cas de mutation immobilière.

20.  Création d’un privilège immobilier « occulte » valable pour les charges de l’exercice en cours et l’exercice précédent. C’est une incitation puissante à l’action des syndics sur le plan du recouvrement.

21.  Entrée en vigueur au 1er janvier 2019 et régime transitoire détaillé.

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