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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Divorce en Flandre et droit d’enregistrement du partage

En Flandre le taux du droit de partage a été porté de 1 % à 2,5 % depuis le 1er août 2012.

L’article 111bis nouveau du Code flamand prévoit cependant un abattement sur la base imposable en matière de partage familial.

Cet abattement est de 50.000 € majoré de 20.000 € par enfant. Il s’applique aux opérations suivantes :

  • Conventions préalables à divorce par consentement mutuel,
  • Liquidation-partage après divorce pour désunion irrémédiable,
  • Partage ou cession entre cohabitants intervenant dans l’année de fin de la vie commune qui a duré au moins un an sans interruption.

Intéressons-nous aux conventions préalables à divorce par consentement mutuel portant partage d’immeuble ou cessions de droits indivis, selon l’article 1287 du Code Judiciaire.

L’abattement s’applique à un tel règlement transactionnel. La question se pose de savoir s’il s’applique aussi à la modification de ce règlement.

En principe, les conventions préalables ne peuvent pas être modifiées jusqu’à la transcription du divorce.

Il existe une exception, prévue à l’article 1293 du Code judiciaire, lorsque les époux ou l’un deux font état de circonstances nouvelles et imprévisibles modifiant gravement leur situation ou celle des enfants.

En ce cas, les époux peuvent conjointement soumettre au juge une proposition de modification de leurs conventions initiales.

Dans une décision administrative du 22 mars 2013 (n° E.E./105.288), l’administration admet que la modification des conventions préalable, dans le cadre de l’article 1293 du Code judiciaire, peut se voir appliquer l’abattement.

En revanche, selon l’administration, un acte ultérieur contenant un partage ou une cession en contradiction avec la convention de partage qui a été convenue dans le règlement transactionnel ou le règlement transactionnel modificatif, ne satisfait pas aux conditions d’application de l’abattement de l’article 111bis C. enreg. Fl.

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Rupture des pourparlers d’acquisition d’un immeuble : préjudice de déconvenue

En France, la Cour de cassation reconnait le préjudice de déconvenue ou de déception par suite de la rupture brutale des négociations d’acquisition. Voici l’arrêt (Cass., fr., 3ième chambre civile, 18 octobre 2011, (https://www.legifrance.gouv.fr/) : « Attendu qu’ayant relevé que l’offre de M. et Mme X… avait été transmise par le notaire le 25 avril 2005 à […]

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En France, la Cour de cassation reconnait le préjudice de déconvenue ou de déception par suite de la rupture brutale des négociations d’acquisition.

Voici l’arrêt (Cass., fr., 3ième chambre civile, 18 octobre 2011, (https://www.legifrance.gouv.fr/) :

« Attendu qu’ayant relevé que l’offre de M. et Mme X… avait été transmise par le notaire le 25 avril 2005 à Mlle Y… qui avait souhaité faire insérer dans la promesse de vente quelques modifications dont elle avait communiqué la teneur par « mail », que le notaire lui avait adressé deux projets d’acte les 25 et 29 avril afin qu’il fût signé par tous les indivisaires, que les parties étaient convenues de la date à laquelle l’acte serait réitéré en la forme authentique, que le 29 avril Mlle Y… avait communiqué au notaire un projet d’acte complété et modifié qu’elle devait faire signer à ses coïndivisaires le « week-end » suivant, que le 4 mai elle avait rappelé au notaire qu’elle n’avait pas été fixée sur la réponse des vendeurs quant aux modifications apportées au projet et lui avait fait part que son père avait reçu une proposition d’achat pour un montant supérieur et que, le même jour, elle avait confirmé à une collaboratrice de l’étude notariale que l’indivision n’entendait pas donner suite à l’offre d’acquisition des époux X… et ayant constaté que la rupture était intervenue alors qu’un « compromis » avait été élaboré et soumis à sa signature, la cour d’appel, qui n’était pas tenue de procéder à une recherche que ses constatations rendaient inopérante, a légalement justifié sa décision en retenant que Mlle Y… avait rompu brutalement les pourparlers engagés ;

Sur le deuxième moyen, ci-après annexé :

Attendu qu’ayant constaté que la rupture abusive des pourparlers avait causé à M. et Mme X… un préjudice constitué par la déconvenue de ne pouvoir acquérir le bien qu’ils convoitaient, la cour d’appel a pu en déduire que ces derniers faisaient la preuve d’un préjudice indemnisable en relation avec la faute de Mlle Y… ; »

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