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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Emphytéose : de 0,2 % à 2 % ?

On en sait un peu plus sur le dernier contrôle budgétaire. Il se dit que parmi les mesures envisagées par le gouvernement fédéral pour tenir le budget dans les normes européennes, les droits d’enregistrement seront cette fois mis à contribution.

Le droit général fixe serait doublé, de 25 € à 50 €. Le droit proportionnel d’enregistrement sur les droits d’emphytéose et de superficie serait décuplé, pour passer de 0,2 % à 2 %. Rappelons que ces opérations sont encore fédérales, les droits sur les ventes et usufruits étant régionalisés.

Rappelons aussi que pour les personnes physiques, la redevance d’emphytéose ou de superficie, comme le loyer d’un bail, est un revenu immobilier globalisé à l’IPP et taxé au taux progressif par tranche (sauf le cas du leasing immobilier ou assimilé par l’article 10, al. 2, CIR/92). En revanche, le produit d’opérations de vente ou d’usufruit n’est pas considéré comme un revenu immobilier et n’est éventuellement taxé qu’au titre de plus-value. Mais la vente et l’usufruit sont plus lourdement taxé aux droits d’enregistrement (12,5 % ou 10 % en Flandre versus 0,2 % ou bientôt 2 %).

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Wallonie : où sont passés les renseignements urbanistiques ?

Le CWATUPE imposait une obligation d’information au notaire, au vendeur et à son mandataire en matière urbanistique, en vue de la vente ou la location de plus de neuf ans. L’article 152 imposait d’indiquer sans équivoque, dans la publicité, la destination urbanistique la plus récente du bien concerné en utilisant les termes prévus par le […]

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Le CWATUPE imposait une obligation d’information au notaire, au vendeur et à son mandataire en matière urbanistique, en vue de la vente ou la location de plus de neuf ans.

L’article 152 imposait d’indiquer sans équivoque, dans la publicité, la destination urbanistique la plus récente du bien concerné en utilisant les termes prévus par le zonage des plans de secteur.

La publicité devait aussi mentionner les permis en vigueur ou les certificats d’urbanisme délivrés, en vigueur.

Et dans le CoDT, en vigueur depuis le 1er juin 21017 ?

Le titre 5 relatif aux « obligations d’information sur le statut administratif des biens » débute au chapitre 1 par les « mentions dans les actes de cession » (art. D.IV.99).

Rien sur la publicité à la vente ou à la location. Bref, on a oublié de reprendre l’obligation de l’ex article 152…

La seule publicité prévue porte sur les mentions de la Commune, de la date et du numéro du permis en matière de vente de lots créés par un permis d’urbanisation ou un permis d’urbanisme de constructions groupées (art. D.IV.76).

Sinon, le CoDT a oublié l’information urbanistique précontractuelle dans la vente d’immeuble et c’est bien regrettable.

Que les agents immobiliers ne se réjouissent pas trop vite.

L’information urbanistique dans leur publicité doit aussi porter sur le statut urbanistique, en exécution des articles 12 et 53 du Code de déontologie de l’IPI.

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