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Carnoy & Associés, avocats à Bruxelles

Taux réduit de la TVA : l’administration réfléchit

Il est tentant pour une  entreprise de construction de vendre avec application des droits d’enregistrement à un particulier un immeuble d’habitation dont la première occupation date de plus de cinq ans, et, simultanément ou peu de temps après, de conclure avec ce même acheteur une convention de rénovation de l’immeuble, au taux réduit de la TVA.  J’ai déjà exposé les risques de cette opération dans un article du site. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la réponse du Ministre des finances, M. Vananckere, à une question du député de Donea à ce sujet (Questions et Réponses, Chambre 2011-2012, n° 71 du 25 juin 2012, p. 59 et n° 81 du 17 septembre 2012, p. 37).

Le Ministre dit ceci : « Les questions de l’honorable membre ont trait à une situation dont il est établi que, dans la pratique, elle s’apparente souvent à la problématique de l’article 1er, § 10, du Code de la TVA, à savoir la scission artificielle des opérations, seulement dans le but d’obtenir le taux réduit. Afin de créer une sécurité juridique, j’ai déjà donné à mon administration la mission d’examiner cette problématique en profondeur et d’émettre des directives claires concernant l’application ou non du taux réduit. En ce moment, l’administration met la dernière main à cette étude. Les résultats de cette étude feront donc d’ici peu l’objet d’une publication sur Fisconetplus. »

De sources concordantes, il apparaît que c’est toute la problématique du taux réduit de la TVA dans la construction qui fait actuellement l’objet d’une intense réflexion de l’administration. Et cela n’est pas sans m’inquiéter…

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Attestation d’assurance

L’article 12 de la loi du 31 mai 2017 prévoit l’obligation pour les entrepreneurs et autres prestataires du secteur de la construction, avant l’entame de tout travail immobilier susceptible d’entrer dans le champ d’application de l’obligation d’assurance, de remettre au maitre de l’ouvrage et à l’architecte une attestation qui confirme la couverture d’assurance conforme à […]

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L’article 12 de la loi du 31 mai 2017 prévoit l’obligation pour les entrepreneurs et autres prestataires du secteur de la construction, avant l’entame de tout travail immobilier susceptible d’entrer dans le champ d’application de l’obligation d’assurance, de remettre au maitre de l’ouvrage et à l’architecte une attestation qui confirme la couverture d’assurance conforme à la loi et à ses arrêtés d’exécution.

En possession de cette attestation, et en cas de cession des droits réels portant sur le bien immobilier (une vente par exemple) avant l’expiration de la période de couverture de la responsabilité civile décennale, le maitre de l’ouvrage doit transmettre au nouvel acquéreur l’attestation.

Par ailleurs, la transmission de cette attestation doit être vérifiée par le notaire (art. 12, §1, alinéa 3).

Cela dit, la loi ne prévoit pas de sanction spécifique et il convient de s’en remettre au droit commun de la responsabilité.

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