Skip to content

Gilles Carnoy logo Carnet de route en Droit Immobilier

Carnoy & Associés, avocats à Bruxelles

Les anciens PPAS

Les PPA approuvés sous l’arrêté-loi du 2 décembre 1946, avant la loi du 29 mars 1962, restent en vigueur, dit l’article 325 CoBAT.

Ils sont dénommés PPAS.

Ces vieux PPAS posaient un problème lorsque l’on voulait déroger à leurs prescriptions dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme.

En effet, l’article 325 CoBAT prévoit que la procédure est alors régie par l’article 153 et non par l’article 155.

L’article 155 CoBAT vise le cas où le bien objet de la demande est situé dans le périmètre d’un PPAS.

L’article 153 CoBAT vise le cas où le bien objet de la demande n’est pas situé dans le périmètre d’un PPAS.

L’article 155 précise que le fonctionnaire délégué peut accorder des dérogations aux prescriptions d’un PPAS pour autant que cela ne porte pas atteinte aux données essentielles du plan.

Les affectations sont des données essentielles ; le fonctionnaire délégué peut donc accorder des dérogations aux prescriptions du PPAS sauf sur les affectations.

Il y a une exception car une dérogation relative à l’implantation ou au volume de la constructions peut impliquer une dérogation à l’affectation.

Bref, il existe un régime de dérogation aux prescription d’un PPAS.

S’il n’existe pour la zone aucun PPAS, c’est l’article 153 CoBAT qui s’applique.

Cette disposition ne prévoit évidemment pas que le fonctionnaire délégué puisse déroger au PPAS … puisqu’elle ne s’applique qu’à défaut de PPAS.

En ce cas, le fonctionnaire délégué peut accorder une dérogation à un RCU ou à un  règlement sur les bâtisses mais pas à un PPAS qui n’existe pas.

Or, justement, pour un vieux PPAS (avant la loi du 29 mars 1962), on doit appliquer l’article 153 ; autrement dit on fait comme s’il n’y avait pas de PPAS.

On ne pouvait donc pas demander une dérogation aux prescriptions d’un ancien PPAS, ce qui se révélait fort gênant.

Cela ne pouvait plus se justifier.

C’est pourquoi l’ordonnance du 29 novembre 2007 est venue restituer un mécanisme de dérogation aux anciens PPAS.

Depuis, le fonctionnaire délégué, le collège d’urbanisme et le Gouvernement peuvent déroger aux anciens PPAS conformément notamment à l’articles 155, § 2, CoBAT.

Le nouveau CoBAT qui entre en vigueur le 20 avril 2019 toilette le texte car il supprime l’article 153.

Il dispose qu’ « il peut y être dérogé (aux anciens PPAS) aux mêmes conditions que celles prévues par le présent Code pour les plans particuliers d’affectation du sol. »

Cela pourra se faire sur avis conforme du fonctionnaire délégué ou sur avis favorable unanime de la Commission de concertation (art. 126, § 9, nouveau).

Il n’y aura donc plus vraiment de différence entre anciens et récents PPAS.

Cela valait la peine de le rappeler car il arrive que les Communes sont encore réticentes dans le traitement des dérogations aux PPAS d’avant 1962.

La photo : une nouvelle façade rue de Stassart à Bruxelles.

Commentaires

facebook comments:

Pas encore de commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Indemnité de dégâts locatifs et vente du bien

Selon l’article 1732 du Code civil, le preneur doit indemniser le bailleur des dégâts qui surviennent au bien loué pendant la location Si le bailleur répare lui-même les dégâts, il a droit à être indemnisé des frais de réparation. Qu’en est-il lorsque le bien est vendu en cours de bail ? Un arrêt de la Cour […]

Lire plus arrow_forward

Selon l’article 1732 du Code civil, le preneur doit indemniser le bailleur des dégâts qui surviennent au bien loué pendant la location

Si le bailleur répare lui-même les dégâts, il a droit à être indemnisé des frais de réparation.

Qu’en est-il lorsque le bien est vendu en cours de bail ?

Un arrêt de la Cour de cassation du 8 mars 2021 répond à la question (rôle n° Nr. C.20.0212.N, www.juportal.be).

La vente, dit l’arrêt, est un contrat par lequel la propriété d’un bien est transférée contre un prix en argent ; la contrepartie du transfert de propriété est un prix en argent.

Il résulte de ce qui précède que, lorsque le bailleur répare lui-même l’immeuble et le vend ensuite, le prix qu’il reçoit est la contrepartie de la propriété et n’est pas destiné à l’indemniser des dégâts locatifs.

Le prix de la vente ne peut donc être imputé sur l’indemnité dont le locataire est redevable par suite de dégâts locatifs.

Beoordeling

Krachtens artikel 1732 Oud Burgerlijk Wetboek is de huurder aansprakelijk voor de beschadiging of de verliezen die gedurende zijn huurtijd zijn ontstaan, tenzij hij bewijst dat die buiten zijn schuld hebben plaatsgehad.

Uit deze bepaling volgt dat de huurder gehouden is tot vergoeding van de huurschade waarvoor hij aansprakelijk is, en dat, in geval de eigenaar zelf de huurschade herstelt, hij recht heeft op terugbetaling van de herstelkosten.

Krachtens artikel 1582 Oud Burgerlijk Wetboek is koop een overeenkomst waarbij de ene partij zich verbindt om een zaak te leveren, en de andere om daarvoor een prijs te betalen.

De tegenprestatie voor de eigendomsoverdracht van de zaak is een prijs in geld.

Uit het voorgaande volgt dat, wanneer de eigenaar zelf de huurschade herstelt en vervolgens het goed verkoopt, hij de koopprijs van de koper ontvangt als tegenprestatie voor de eigendomsoverdracht en de betaling van de koopprijs niet strekt tot vergoeding van de huurschade. De koopprijs die de eigenaar ontvangt, kan bijgevolg niet worden toegerekend op de vergoeding die de huurder verschuldigd is omwille de huurschade.

Het middel dat uitgaat van een andere rechtsopvatting, faalt in zoverre naar recht.

Met de redenen dat de vraag « of [de eigenaars] de woning na het einde van de huur al dan niet totaal hebben gerenoveerd, geen enkel belang [heeft] bij het bepalen van de omvang van hun vergoedingsrecht », verwerpt en beantwoordt de appelrechter het in het middel bedoelde verweer.

In zoverre het middel schending aanvoert van artikel 149 Grondwet, mist het feitelijke grondslag.

  • Sitothèque

  • close