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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Indemnité forfaitaire (II)

Il est fréquent dans la pratique que le compromis précise que la partie défaillante sera redevable, en cas de résolution de la vente à ses torts, d’une indemnité de 10 % du prix.

C’est une clause pénale qui doit répondre à l’article 1231 du Code civil.

Dans un jugement inédit et rendu par défaut, le tribunal de première instance de Bruxelles a décidé “Het schadebeding wordt op grond van artikel 1231 B.W. verminderd tot 5 % vermits de bedongen som kennelijk het bedrag te boven gaat dat de partijen konden vaststellen om de schade wegens de niet uitvoering van de overeenkomst te vergoeden” (Civ., Brux., 2ième chambre, 26 avril 2013).

Le tribunal a donc estimé que l’indemnité de 10 % du prix de la vente était excessive et a réduit la clause à 5 %.

Terminons en rappelant que, lorsque le compromis contient une clause pénale en cas d’inexécution, cela ne prive pas la partie victime de l’inexécution de l’option de l’article 1184 du Code civil. Cette partie conserve le droit de poursuivre l’exécution en nature de la vente.

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PI et improductivité en Wallonie

Selon l’article 257, 4°, CIR/92 on peut demander une remise du précompte immobilier en Wallonie lorsque le bien immobilier bâti, non meublé, est resté inoccupé et improductif pendant au moins 180 jours dans le courant de l’année. Cette improductivité doit revêtir un caractère involontaire. Cette remise ou réduction du PI ne peut plus être accordée […]

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Selon l’article 257, 4°, CIR/92 on peut demander une remise du précompte immobilier en Wallonie lorsque le bien immobilier bâti, non meublé, est resté inoccupé et improductif pendant au moins 180 jours dans le courant de l’année.

Cette improductivité doit revêtir un caractère involontaire.

Cette remise ou réduction du PI ne peut plus être accordée dans la mesure où la période d’inoccupation dépasse douze mois sauf dans le cas d’un immeuble dont le contribuable ne peut exercer les droits réels pour cause de calamité, de force majeure, d’une procédure ou d’une enquête administrative ou judiciaire empêchant la jouissance libre de l’immeuble.

Que signifie ici le concept de force majeure ?

La Cour de cassation répond : « la force majeure empêchant l’exercice par le contribuable de ses droits réels sur l’immeuble suppose une circonstance indépendante de la volonté humaine que celle-ci n’a pu ni prévoir ni conjurer. »

Le caractère extérieur, imprévisible et irrésistible est similaire en matière civile. Mais c’est très restrictif ici en matière fiscale.

Cass., 8 septembre 2017, rôle n° F.16.0098.F, www.juridat.be.

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