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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

L’information d’urbanisme doit être disponible

Le régime urbanistique d’un bien est une information importante et utile. C’est aussi une information disponible.

La loi du 11 avril 1994 relative à la publicité de l’administration n’est pas applicable à ce sujet car elle porte sur les données des administrations fédérales

En revanche, l’article 274 CoBAT dispose que les communes sont tenues de délivrer aux personnes qui le demandent, les renseignements urbanistiques.

Le délai de délivrance est de trente jours.

Les informations que les Communes doivent délivrer sont les suivants :

  • Les dispositions réglementaires, régionales ou communales, qui s’appliquent à un bien,
  • La destination prévue par ces dispositions réglementaires et, le cas échéant, les conditions auxquelles un projet de construction est soumis,
  • Si l’immeuble est repris dans les limites d’un plan d’expropriation,
  • Si l’immeuble est repris dans les limites d’un périmètre soumis au droit de préemption,
  • Si l’immeuble est inscrit sur la liste de sauvegarde ou classé ou en cours d’inscription ou de classement,
  • Si l’immeuble est repris à l’inventaire des sites d’activité inexploités.

Les Communes doivent aussi délivrer copies ou information :

  • Les plans d’urbanisme et des prescriptions qui les accompagnent,
  • Des permis de lotir non périmés,
  • Des plans d’alignement,
  • Des règlements d’urbanisme,
  • Des périmètres soumis au droit de préemption,
  • De l’inventaire des sites d’activité inexploités.
  • Des demandes de permis et certificats introduites et leur contenu.

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Tout le dommage et rien que le dommage

Un médecin est licencié irrégulièrement d’un hôpital et non réintégré. Il invoque cette circonstance avec succès pour obtenir la rupture du contrat aux torts de l’hôpital. Il se voit attribuer une indemnité correspondant au préavis qui lui revenait vu son ancienneté, son l’âge et sa fonction. Mais la Cour d’appel de Mons ne s’arrête pas […]

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Un médecin est licencié irrégulièrement d’un hôpital et non réintégré.

Il invoque cette circonstance avec succès pour obtenir la rupture du contrat aux torts de l’hôpital.

Il se voit attribuer une indemnité correspondant au préavis qui lui revenait vu son ancienneté, son l’âge et sa fonction.

Mais la Cour d’appel de Mons ne s’arrête pas là.

Elle lui accord en outre une indemnité de 15.000 € « pour perte d’une chance de pouvoir poursuivre sa carrière en assumant les fonctions qui étaient les siennes jusqu’à l’âge de soixante-cinq ans ou, à tout le moins, de retrouver, dans de bonnes conditions, une autre institution prête à l’accueillir ».

Cela ne fait un peu double emploi ?

La Cour de cassation casse l’arrêt montois au motif de ce que :

« Le juge qui constate que la faute d’une partie justifie la résolution judiciaire du contrat et qui accorde à l’autre partie la réparation du dommage consistant en la privation du profit qu’elle escomptait ne peut allouer en outre à celle-ci la réparation du dommage consistant en la perte de la chance de ne pas subir cette privation. »

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