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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

IrisBox

L’IBGE annonce que désormais, on peut introduire une demande d’attestation du sol et obtenir celle-ci via IrisBox, le guichet  électronique de la Région en payant directement le montant de la rétribution via un module de paiement sécurisé et une carte de crédit, comme le font déjà les notaires.

La nouvelle procédure sur la plate-forme IrisBox requiert un lecteur eID et le chargement du logiciel eID sur http:// http://eid.belgium.be. Cela intéressera les agents immobiliers et les autres professionnels du secteur.

On peut ainsi demander une attestation du sol sur base d’une cartographie mise à disposition et, en ce cas, il n’est plus nécessaire de joindre un plan cadastral au formulaire. On peut aussi demander l’attestation du sol et une dispense selon l’art. 61 de l’Ordonnance sol pour la même parcelle en une seule demande (pour les lots en copropriété par exemple). On peut enfin par la même démarche demander plusieurs attestations du sol pour une même parcelle.

Le délai de délivrance passe de plusieurs jours au lendemain, ce qui est salutaire pour les agents immobiliers qui n’ont qu’un mois d’exclusivité.

L’IBGE annonce que cette procédure permettra de répondre plus rapidement aux 2.000 demandes d’attestations par an qui arrivent encore sous format papier. Elle complète ainsi l’application informatique mise à la disposition des notaires depuis 2008 et qui permet déjà de traiter environ 23 000 attestations du sol par an.

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Nouveaux droits de rôle

La sage des droits de rôle se termine. La loi de réforme du 28 avril 2015 avait été annulée par l’arrêt n° 13/2017 du 9 février 2017 de la Cour constitutionnelle. Cette réforme fixait les droits en fonction du nombre de parties et de la valeur de la demande. L’arrêt maintenait les effets de la […]

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La sage des droits de rôle se termine.

La loi de réforme du 28 avril 2015 avait été annulée par l’arrêt n° 13/2017 du 9 février 2017 de la Cour constitutionnelle.

Cette réforme fixait les droits en fonction du nombre de parties et de la valeur de la demande.

L’arrêt maintenait les effets de la loi jusqu’au 31 août 2017.

Mais le 1er septembre 2017, rien n’est venu. On est alors revenu à la loi antérieure, à savoir la loi programme du 22 juin 2012.

Une loi correctrice est finalement intervenue le 14 octobre 2018. Elle est entrée en vigueur le 1er février 2019.

Le principe de faire varier les droits en fonction de l’enjeu disparaît.

La grande nouveauté est que le paiement des droits de rôle est différé au jugement.

C’est le juge qui condamnera la partie succombant au paiement, notamment, des droits de rôle.

Si chaque partie succombe sur un chef de demande, le juge arbitrera la débition des droits entre elles.

Le demandeur qui introduit sa demande ne devra donc plus préfinancer les droits, ce qui est un progrès.

Les nouveaux droits de rôle sont les suivants :

  • Justices de paix et tribunaux de police : 50 €.
  • Tribunaux de première instance et tribunaux de l’entreprise : 165 €.
  • Cours d’appel : 400 € (ça c’est malheureusement plus cher).
  • Cour de cassation : 650 €.
  • Procédure de réorganisation judiciaire : suppression du droit de 1.000 €.
  • Action « Livre XX » (faillite et PRJ) : exemption de droit de rôle.
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