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Carnoy & Associés, avocats à Bruxelles

Syndic d’immeuble entrepreneur enregistré ?

Le SPF Sécurité Sociale publie au Moniteur Belge du 14 janvier 2010 une « décision contraignante unanime » n° 27/2008 du 21 octobre 2008 du groupe d’impulsion des commissions provinciales d’enregistrement.

Le groupe d’impulsion est créé par l’article 15 de l’arrêté d’exécution (A.R. du 27 décembre 2007) des articles 40 et suivants du CIR/92. Il peut donner aux commissions d’enregistrement un commentaire général de la règlementation mais aussi des avis contraignants.

Le groupe d’impulsion s’est penché sur l’application de la réglementation en matière d’enregistrement au « gestionnaire d’immeubles ». Doivent-ils être enregistrés ?

La réponse est négative :

Etant donné que le syndic intervient en ce qui concerne les travaux d’entretien et de réparation comme mandataire de l’assemblée générale des copropriétaires (comprendre mandataire de l’ACP), qui agit en ce qui la concerne comme commettant, le syndic n’intervient pas en tant qu’entrepreneur.

Il est intéressant de relever que le groupe d’impulsion ajoute :

Ce n’est que dans le cas où il conclut un contrat d’entreprise avec un ou plusieurs propriétaires individuels à propos de travaux aux parties privatives, qu’il relève du champ d’application de la réglementation relative à l’enregistrement et qu’il peut aussi entrer en ligne de compte pour l’enregistrement.

Commentaires

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  1. VANDERBRIGGHE #

    Bonjour,
    Si j’ai bien compris… un syndic n’est pas tenu de s’inscrire à la BCE ???

    mars 18, 2012
  2. Si, si, un syndic comme tout professionnel doit être inscrit à la BCE. L’article parle de l’enregistrement comme entrepreneur, pas l’inscription à la BCE. Et l’ACP doit aussi être inscrite à la BCE.

    mars 18, 2012

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Infraction d’urbanisme et confiscation des loyers

Le propriétaire commet  une infraction d’urbanisme lorsqu’il augmente le nombre de logements d’un immeuble sans se voir préalablement délivrer un permis à cet effet. Le tribunal qui est appelé à sanctionner cette infraction peut ordonner la confiscation des avantages obtenus à l’aide de l’infraction. C’est ainsi que le tribunal correctionnel peut condamner à la confiscation […]

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Le propriétaire commet  une infraction d’urbanisme lorsqu’il augmente le nombre de logements d’un immeuble sans se voir préalablement délivrer un permis à cet effet.

Le tribunal qui est appelé à sanctionner cette infraction peut ordonner la confiscation des avantages obtenus à l’aide de l’infraction.

C’est ainsi que le tribunal correctionnel peut condamner à la confiscation des loyers perçus de la location d’unités de logement non reconnues par un permis d’urbanisme.

C’est une peine redoutable lorsque le contrevenant a financé les travaux de division et entendait rembourser au moyen des loyers.

La question qui se pose souvent est la manière de fixer l’avantage patrimonial tiré de l’infraction.

Un arrêt de la Cour de cassation du 15 décembre 2021 (rôle n° P.21.0976.F, www.juportal.be)  répond à cette question.

D’après le moyen, pour calculer l’avantage patrimonial tiré de l’infraction, il fallait, non pas additionner les loyers obtenus grâce aux unités de logement aménagées sans permis, mais comparer les montants obtenus par les demandeurs avec les gains qu’ils auraient réalisés de toute manière en louant l’immeuble conformément à sa destination initiale d’immeuble de rapport.

La Cour répond sobrement :

« Le juge répressif décide souverainement en fait qu’un avantage patrimonial sur lequel porte la confiscation spéciale a été tiré directement d’une infraction. La Cour vérifie si, sur la base de cette appréciation souveraine, le juge n’a pas méconnu la notion légale d’avantage patrimonial.

Les juges d’appel ont pu considérer que le profit licite rapporté, au cours d’une période déterminée, par un immeuble divisé légalement en six appartements équivaut au total des loyers perçus durant cette période pour les six unités. Partant, ils ont pu identifier l’actif illicite aux loyers obtenus grâce aux logements surnuméraires illégalement aménagés dans le même immeuble. »

Cette manière de voir me semble peu réaliste et inexactement sévère. Un avantage patrimonial n’est jamais un revenu brut.

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