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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Dispense du versement du PP pour les starters et exonération d’impôt des intérêts de prêts pour Starter

Les mesures exposées ci-dessous sont applicables dès l’exercice d’imposition 2016 (loi-programme du 10 août 2015).

Dispense de versement du précompte professionnel pour Starter

Les PME (art. 15 C. Soc.) Starter existant depuis moins de 4 ans ou les personnes physiques Starter (conditions art. 15. C. Soc.) qui ont des employés, bénéficient d’une dispense de versement du précompte égale à 10 % du montant du précompte dû en principe.

Elles ne doivent donc verser que 90% du précompte.

Cela ne concerne que la rémunération des travailleurs et non celle des dirigeants précomptés.

En cas de continuation d’une activité, exercée précédemment en personne physique, en société, le délai de 4 ans se calcule à l’aune du début des activités de la personne physique.

Les entreprises en difficulté ne peuvent bénéficier de cette dispense.

Pour les micro-entreprise, la dispense est majorée à 20%.

Les critères de PME ou micro-entreprises sont appréciés en fin de période imposable.

Exonération d’impôt des intérêts de prêts pour Starter

Tout comme pour le Tax Shelter pour Start Up, il s’agit d’une exonération pour les intérêts de prêt octroyé par des personnes physiques à des Starters via une plate-forme de crowdfunding agréée.

L’exonération d’impôt s’applique aux prêts octroyés à partir du 1er août 2015.

Seuls les nouveaux prêts conclus après juillet 2015 entrent en considération pour l’exonération d’impôt et non les prêts de refinancement.

Le prêt doit contenir :

  • Un intérêt,
  • Avoir une durée minimum de quatre ans,
  • Pour calculer la durée du prêt, on doit partir de la date qui est fournie par la plateforme de crowdfunding agréée (exposé, DOC 54 1125/001, p. 66),
  • Le prêt doit être conclu pour le financement de nouvelles activités économiques. Sont donc a priori exclu :
  • La continuation d’une affaire unipersonnelle/société,
  • Le transfert d’une activité d’une société à une autre société (apport, fusion, scission).

Le prêteur doit être une personne physique qui octroie un prêt dans le cadre de la gestion de son patrimoine privé.

Les fournisseurs de crédit professionnels sont exclus.

Par opposition au Tax Shelter, le prêteur qui est dirigeant d’entreprise d’une PME qui débute n’est pas exclu du régime.

L’emprunteur est une PME Starter PME ou la personne physique qui satisfait aux conditions 15 C.Soc. C’est toujours le délai de 4 ans qui s’applique.

L’exonération s’applique aux intérêts afférents « à la première tranche de 15.000 EUR (EI 2016) prêtés endéans une période de quatre années » (art. 21 13° CIR92).

L’exonération s’applique tant pour l’impôt des personnes physiques (IPP) que pour le précompte mobilier (PrM).

L’exonération ne s’applique pas pour la période totale du prêt, mais uniquement pour les quatre premières années.

Le prêt donne donc droit pendant maximum quatre ans à l’exonération.

Les prêts qui donnent droit à l’exonération sont considérés sur une période de quatre ans.

Pour déterminer les intérêts exonérés relatifs à la période imposable, on doit donc tenir compte de tous les prêts en cours conclus durant les quatre années qui précèdent la période imposable.

Quid de la notion de « première tranche de 15.000 € » ?

Si plusieurs prêts sont conclus, l’emprunteur doit-il les considérer chronologiquement pour le calcul des 15.000 € ou peut-il choisir les premiers 15.000 € donnant droit aux intérêts les plus élevés ?

On attend des précisions du SPF Finances.

La photo : vue d’intérieur, musée Hergé, architecte Christian de Portzamparc.

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Production de biens immatériels et production de services matériels

Il n’est pas toujours commode de définir correctement, sur le plan urbanistique, les activités auxquelles un immeuble est destiné. Un avis du Collège d’urbanisme (n° 16/2842 du 30 juin 2016) fait ainsi la différence entre l’activité de production de biens immatériels et l’activité de production de services matériels. Il s’agissait d’un data center (hébergement, traitement […]

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Il n’est pas toujours commode de définir correctement, sur le plan urbanistique, les activités auxquelles un immeuble est destiné.

Un avis du Collège d’urbanisme (n° 16/2842 du 30 juin 2016) fait ainsi la différence entre l’activité de production de biens immatériels et l’activité de production de services matériels.

Il s’agissait d’un data center (hébergement, traitement de données, stockage).

L’avis s’exprime comme suit :

« Considérant, en effet, que le glossaire du PRAS définit les activités de production de biens immatériels comme des « activités de conception et/ou de production de biens immatériels fondées sur un processus intellectuel ou de communication ou liées à la société de la connaissance (production de biens audiovisuels, de logiciels, studios d’enregistrement, formation professionnelle spécialisée, services pré-presse, call centers, …) ou encore relevant des technologies de l’environnement. » ;

Que les activités de production de services matériels sont, quant à elles, définies par le glossaire du PRAS comme des « activités de prestation de services ou liées à la prestation de services s’accompagnant du traitement d’un bien indépendamment de son processus de fabrication (ex. : transport de documents, entreposage de biens, services de nettoyage, de dépannage et d’entretien…) » ;

Considérant qu’il n’est pas contestable, ni contesté, que l’activité de la requérante consiste à fournir à ses clients un stockage sécurisé de leurs données ou d’héberger leur site WEB ; que cela apparait, au demeurant, des plans du permis ;

Qu’il s’agit d’une production de services et non de biens ; que la requérante ne produit en effet aucun bien, ceux-ci étant produits par ses clients (données et site web) auxquels la requérante fournit un service de stockage, soit de l’entreposage expressément repris dans le glossaire du PRAS comme une activité de production de services ; »

La différence est importante : en effet, pour une activité de production de services, aucune charge d’urbanisme ne peut être imposée selon l’article 5 de l’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 26 septembre 2013 précité.

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