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Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

Droits d’enregistrement sur les condamnations

Le débiteur des droits dits de condamnation (art. 142 C. enreg.) était le défendeur ou les défendeurs condamnés, chacun dans la mesure de la condamnation, ou solidairement si la condamnation est solidaire. Le demandeur était obligé à cette dette à concurrence de la moitié de ce qu’il avait récupéré (art. 35, alinéa 3, C. enreg.).

L’article 89 de la loi du 21 décembre 2013 portant des dispositions fiscales et financières diverses (M.B. du 31 décembre 2013) a modifié l’article 35, al. 3, en supprimant la contribution du créancier, ce qui est plus que logique.

Ce qui nous intéresse davantage est l’obligation au droit de titre (art. 146 C. enreg.). On sait en effet que si des droits dus sur une décision de justice s’appliquent à une vente d’immeuble ou constitution d’usufruit, ces droits sont dus indivisiblement par les personnes qui ont été parties à la convention.

Ce système n’est pas modifié.

La contribution à la dette entre les parties à la convention reste aussi régie soit par une clause de la convention, soit par l’article 1593 du Code civil, soit encore par le droit commun de la responsabilité contractuelle. CIMG8964

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PI et improductivité en Wallonie

Selon l’article 257, 4°, CIR/92 on peut demander une remise du précompte immobilier en Wallonie lorsque le bien immobilier bâti, non meublé, est resté inoccupé et improductif pendant au moins 180 jours dans le courant de l’année. Cette improductivité doit revêtir un caractère involontaire. Cette remise ou réduction du PI ne peut plus être accordée […]

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Selon l’article 257, 4°, CIR/92 on peut demander une remise du précompte immobilier en Wallonie lorsque le bien immobilier bâti, non meublé, est resté inoccupé et improductif pendant au moins 180 jours dans le courant de l’année.

Cette improductivité doit revêtir un caractère involontaire.

Cette remise ou réduction du PI ne peut plus être accordée dans la mesure où la période d’inoccupation dépasse douze mois sauf dans le cas d’un immeuble dont le contribuable ne peut exercer les droits réels pour cause de calamité, de force majeure, d’une procédure ou d’une enquête administrative ou judiciaire empêchant la jouissance libre de l’immeuble.

Que signifie ici le concept de force majeure ?

La Cour de cassation répond : « la force majeure empêchant l’exercice par le contribuable de ses droits réels sur l’immeuble suppose une circonstance indépendante de la volonté humaine que celle-ci n’a pu ni prévoir ni conjurer. »

Le caractère extérieur, imprévisible et irrésistible est similaire en matière civile. Mais c’est très restrictif ici en matière fiscale.

Cass., 8 septembre 2017, rôle n° F.16.0098.F, www.juridat.be.

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