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Gilles Carnoy logo Carnet de route en Droit Immobilier

Gilles Carnoy, avocat à Bruxelles

A propos

Ce blog est le carnet de route d’un praticien du droit immobilier belge.

Vous y trouverez des réflexions, de la documentation et des actualités, au fil de mes découvertes, de mon travail et des contacts que je noue dans le domaine immobilier.

Ce blog est aussi, et surtout, une invitation au dialogue et au partage de l’information. Bonne visite !

Dans ce blog, vous trouverez des informations, pas des conseils.

Le droit et la fiscalité sont des matières complexes, volatiles et impossibles à appréhender simplement.

Malgré le soin que j’apporterai à la rédaction des articles, je dois reconnaître que des erreurs, imprécisions ou omissions ne peuvent jamais être totalement exclues, ce que vous devrez constamment garder à l’esprit, de même que la perte d’actualité du contenu.

De plus, je ne puis appréhender la manière dont le visiteur utilise ou comprend l’information accessible sur le site.

C’est pourquoi les informations que je publie ne sont pas destinées à appuyer ou provoquer une prise de décision ou un avis définitif mais ont pour seule ambition, et pour seul pouvoir, de susciter une réflexion préalable à une information individualisée.

Je vous invite à toujours consulter un professionnel du conseil avant de vous forger une opinion ou avant de prendre une décision.

Cela étant dit, cliquez à présent sur la caravane pour savoir où se situe mon site ….

Commentaires

  1. Vicario #

    Bonjour,
    J’aimerais me lancer dans l’activité apart-hotel, quel sont les premières démarche a suivre?
    Cordialement,

    janvier 14, 2013
  2. VAN RYMENANT Alain #

    Dans le cadre du remplacement du Cwatup , on annonce qu’enfin on va introduire une prescription des infractions urbanistiques en région wallonne. Rappelons qu’à ce jour alors que pour les pires crimes de sang, un criminel ne peut plus être poursuivi après 10 ans (pour un « simple » délit du genre vol avec violences c’est max 3 ans…) par contre, le brave citoyen qui a acheté une maison avec une véranda ou une fenêtre créée dans permis peut être attaqué pendant 20, 30 40 ans comme s’il était le pire des criminels…
    C’est ainsi que comme expliqué sur votre excellent site, pour s’éviter eux même des ennuis face à ces règles ultra-répressives, des notaires et des banques bloquent des ventes immobilières s’il s’avère que le bien fait l’objet de la moindre petite infraction urbanistique . Le vendeur est alors obligé de se taper de longues procédures coûteuses, kafkaïennes et humiliantes pour tenter d’obtenir une régularisation urbanistique auprès d’une armée mexicaine de fonctionnaires communaux, régionaux et judiciaires en tout genre .
    A présent, suite notamment à un arrêt de la Cour constitutionnelle belge et à un changement dans le code flamand, on peut espérer davantage de respect des droits de l’homme en RW et une évolution vers moins de barbarie bureaucratique et d’encouragement à la délation entre voisins mais en sait-on un peu plus sur la définition juridique précise des délits qui pourront être prescrits ?
    . Nous savons que les délits les plus graves (du genre construction à la Sagawe en pleine zone totalement non constructible) resteraient imprescriptibles, ce qui parait légitime pour la crédibilité des règles urbanistiques de base mais nous devons nous méfier de l’acharnement vicieux de certains intégristes de la répression urbanistique qui vont tout faire pour limiter et saboter cette réforme. Avec la mentalité mesquine de ceux qui profitent de ce système depuis des années, le diable sera dans les détails !! Merci déjà pour les infos que vous auriez à ce sujet . .

    mai 23, 2013
  3. Bonjour,
    j’ai acheté un viager en société, puis-je déduire toutes mes rentes mensuelles ? Quid de la personne qui perçoit mes rentes ?
    Merci. PYves

    juillet 9, 2014
    • Si vous tenez une comptabilité en partie double, vous amortissez le bien mais vous ne déduisez pas rentes. Si le débirentier est une personne morale ou affecte le bien à usage professionnel, le créditrentier est imposé sur 3 % par an de la valeur déclare pour la perception des droits d’enregistrement (art. 20 CIR/92).

      août 13, 2014
  4. Hubaut Cécile #

    Bonjour,
    Pouvez-vous me donner un exemple de condition suspensive de cession de compromis de vente?
    Merci!

    mai 20, 2015
  5. Grimberghs #

    Bonjour,

    je suis sur le point de vendre mon habitation. Mais je vois dans mes documents administratifs, que je n’ai jamais signalé l’achèvement de mes travaux. Ceux-ci sont terminés depuis novembre 2008. Est-il encore temps de renvoyer le document? Faut-il s’attendre à un retour en arrière? Ou y a t-il prescription?
    En vous remerciant pour votre intérêt.

    mai 11, 2016
  6. Votre site est très interessant, je vous félicite pour vos partages

    août 22, 2016
  7. Merci pour votre article. Je trouve votre blog très interessant

    octobre 26, 2016

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Le devoir d’investigation du notaire

Un arrêt du 8 janvier 2015 de la Cour d’appel de Liège se montre très exigeant envers les notaires dans le cadre des vérifications à opérer en matière vente immobilière (rôle n° 2012/RG/1080, www.juridat.be). Au cœur du problème se trouvait la vérification du statut urbanistique de l’immeuble vendu. La Cour met à charge du notaire […]

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Un arrêt du 8 janvier 2015 de la Cour d’appel de Liège se montre très exigeant envers les notaires dans le cadre des vérifications à opérer en matière vente immobilière (rôle n° 2012/RG/1080, www.juridat.be).

Au cœur du problème se trouvait la vérification du statut urbanistique de l’immeuble vendu. La Cour met à charge du notaire une obligation d’investigation, allant jusqu’à se rendre sur les lieux pour vérifier la compatibilité des déclarations du vendeur avec la réalité.

La Cour s’exprime en ces termes :

« Le devoir de conseil incombant au notaire se rattache à l’essence de sa profession et constitue une obligation d’ordre public (P. Harmel, « Organisation et déontologie du notariat », in Rép. Not., Tome XI, Droit notarial, L. V, Bruxelles, Larcier, 1992, p. 89).

Le devoir de conseil du notaire peut être défini de la manière suivante : « [il] consiste à éclairer les parties à l’acte sur la portée et les effets de leurs engagements ainsi que sur leurs négociations. Le notaire doit fournir aux parties des renseignements très complets, non seulement sur les conditions de validité de l’acte qu’elles se proposent de passer mais également sur son efficacité. Le notaire doit attirer l’attention des parties sur tous les risques que présente l’opération pour l’un ou l’autre d’entre eux. Cette obligation de mise en garde porte non seulement sur les risques d’ordre juridique mais également sur les risques purement financiers. Il doit se livrer à toutes les recherches nécessaires pour renseigner ses clients sur la situation exacte du bien sur lequel porte l’opération » (C. Melotte, « La responsabilité professionnelle des notaires », in Responsabilités, traité théorique et pratique, Titre II, dossier 28, Kluwer, Bruxelles, 2005, p. 17 citant Bruxelles, 06.03.1995, Not. Fisc. M., 1996, p. 9).

Le devoir de conseil regroupe ainsi plusieurs obligations du notaire dont notamment le devoir d’information, le devoir d’assistance et le devoir d’investigation.

Plus particulièrement, dans le cadre d’une vente d’immeuble, le notaire doit obtenir de ses clients des renseignements concernant le bien mis en vente, notamment sa situation urbanistique. Le notaire est tenu de vérifier les informations que lui donne le client vendeur qu’il ne peut se contenter de croire sur parole. Il doit ainsi investiguer auprès des services de l’urbanisme.

Il lui appartient par ailleurs de se rendre sur place en vue d’examiner l’immeuble et ainsi de vérifier les déclarations de son client. »

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